Étudiants

Alexandra Caron
Alexandra Caron, diplômée en 2023 d'un baccalauréat en sciences sans majeur et titulaire d'un diplôme en sciences vétérinaires de l'Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse, nourrit une passion profonde pour le domaine vétérinaire et aspire à se consacrer à la recherche. En 2022, elle fait le choix de présenter sa candidature pour une maîtrise en sciences vétérinaires à l'Université de Montréal, Faculté de médecine vétérinaire. En mai 2023, l'équipe de la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV) l'accueille chaleureusement au titre d'étudiante à la maîtrise, offrant à Alexandra une opportunité exceptionnelle d'approfondir ses connaissances. Son projet de recherche se concentre sur la caractérisation de la dynamique de la toxine entérotoxinogène de C. perfringens dans la chaîne de production de poulets de chair au Québec.
Résumé du projet : Clostridium perfringens entérotoxinogène est une bactérie Gram-positive couramment associée aux toxi-infections alimentaires au Canada. Cette souche pathogène peut être trouvée dans différents aliments, en particulier la viande de volaille, qui demeure l'un des aliments les plus populaires parmi la population québécoise. De ce fait, ce projet vise à identifier les étapes critiques de contamination le long de la chaîne de production de poulets de chair, soit du couvoir jusqu’à l’abattoir, et à trouver les marqueurs génétiques bactériens. Les résultats permettront d'accroître notre compréhension de la contamination et de développer des mesures de contrôle plus efficaces, dans le but de diminuer le risque pour la santé publique. |

Schlasiva Cenatus
Schlasiva est arrivée au laboratoire de la CRSV en juin 2021 pour y effectuer un stage de trois mois et a par la suite entamé une maîtrise en sciences vétérinaires, option microbiologie. Schlasiva est titulaire d’un baccalauréat en Sciences biomédicales de l’Université d’Ottawa (2021). Elle a obtenu son baccalauréat avec la mention Magna Cum Laude
| Résumé du projet : Depuis septembre 2021, Schlasiva travaille, dans le cadre de sa maîtrise, sur un projet qui vise à estimer la prévalence, la résistance aux antimicrobiens et la pathogénicité potentielle chez des isolats fécaux d’Escherichia coli et de Salmonella spp. provenant d’élevages ovins du Québec afin de documenter le profil actuel de la résistance aux antimicrobiens dans ces troupeaux au Québec. En effet, la consommation de viande ovine arrive au 4e rang au Québec, après les viandes de poulet, de bœuf et de porc, et la demande pour cette viande continue d'augmenter avec l'arrivée de nouveaux immigrants. Le Québec est le 2e plus grand producteur d’agneaux et de lait de brebis au Canada. Le projet de Schlasiva va générer des données scientifiques probantes permettant d’élaborer des politiques, au niveau des fermes ovines au Québec, afin d’assurer un usage judicieux des antimicrobiens importants sur le plan médical. De plus, son projet va initier d’autres investigations dans ce secteur afin de caractériser la prévalence et le profil de résistance aux antimicrobiens d’autres bactéries zoonotiques d’origine ovine dans une approche Une seule santé |

Aziza Cherif
Aziza a obtenu en 2018 une licence en Biologie analytique et expérimentale de l’Institut Supérieur de Biotechnologie de Sidi Thabet, Tunisie. En 2021, elle a obtenu son diplôme d'ingénieur en Génie Biologique et a effectué son stage de fin d'études de 2021 à 2023 au Laboratoire de Mycologie, Pathologie et Biomarqueurs à la Faculté des Sciences de Tunis El Manar. En septembre 2024, elle a rejoint l'équipe de la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV) en tant que candidate à la maîtrise en Sciences vétérinaires, spécialité microbiologie, dans le cadre d'un projet de recherche sur la caractérisation du rôle des meuneries commerciales dans la dissémination de la résistance aux antimicrobiens (RAM) chez les bactéries à Gram négatif dans les fermes avicoles.
Résumé du projet : Son projet de recherche vise à caractériser pour la toute première fois au Québec et au Canada le rôle des meuneries commerciales dans la sélection et la dissémination de la RAM dans ces établissements et dans les fermes avicoles. Cette étude est subdivisée en trois objectifs spécifiques. Le premier objectif consiste à examiner la présence de Salmonella et d'E. coli à différents points de la chaîne de production des aliments du bétail et dans des fermes avicoles. Le deuxième objectif consiste à caractériser les profils de résistance et de virulence des isolats obtenus. Le troisième objectif consiste à quantifier les gènes de RAM dans les aliments à la meunerie et dans les fèces des poulets à la ferme. Ce projet générera des données factuelles qui enrichiront notre compréhension globale de la propagation de la RAM dans la chaîne alimentaire. Ces avancées contribueront à l’élaboration de stratégies de prévention et de gestion plus efficaces pour lutter contre la problématique de la RAM. |

Abderrahmane Dahmani
Abderrahmane Dahmani, docteur vétérinaire Algérien de l’Université Saad Dahleb-Blida-Algérie, est titulaire d'un diplôme du Master 2 en Sciences Biologiques, spécialité: Physiologie Cellulaire et Physiopathologie à l’Université des Sciences et de la Technologie Houari-Boumediene (USTHB), Bab Ezzouar-Alger-Algérie, mais également titulaire d'un Master 2 en Biologie-santé, spécialité: Maladies Infectieuses et microbiote à la Faculté de médecine au sein de l’Université d'Aix-Marseille, Marseille-France.
Dans l'objectif d’exploiter ces compétences acquises et afin d'avoir une continuité de ce parcours de recherche scientifique par l'acquisition de savoirs et de savoir-faire, il soumet en 2023 une demande d'admission aux cycles supérieurs de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. En janvier 2024, il rejoint officiellement l'équipe de la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV) en tant que candidat au doctorat en Sciences vétérinaires, spécialité: Microbiologie, dans le cadre d'un projet de recherche portant sur l’Étude de la contamination de la filière avicole du Québec par les gènes de résistance aux antibiotiques, de la ferme à l'abattoir".
| Résumé du projet : L’antibiorésistance est l'une des plus graves menaces à la santé humaine, en plus de représenter un obstacle majeur au développement d'une agriculture durable, mettant ainsi également en danger la santé animale. Afin de mieux adresser cette problématique de la résistance aux antibiotiques, il est crucial de comprendre comment les gènes codant pour cette résistance chez les bactéries contaminent les environnements de production animale, incluant la filière de production de poulets de chair au Québec.
Ce projet vise à établir le profil des populations bactériennes et des gènes de résistance aux antibiotiques dans divers échantillons récupérés d'environnement d'élevage et d'abattage de poulets de chair. Une description de la variabilité de ces gènes de résistance en fonction de l'étape de la chaine de production des poulets de chair, de l’usage des antibiotiques, mais aussi de la présence de pathogènes zoonotiques ciblés sera faite. Les résultats permettront de mieux comprendre l’épidémiologie de la résistance aux antibiotiques en production animale et servira d’outil pour la filière avicole dans ses initiatives pour une meilleure intendance des antimicrobiens. |

Angèle Eraud
Angèle a obtenu, en 2024, un Bachelor universitaire et technologie en génie biologie option science de l’aliment biotechnologie (BUT GB SAB) à l’Université de Corse Pascal Paoli, France. Durant cette formation, elle a eu l’occasion de réaliser un stage de 3 mois au sein de la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV) à Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. À la suite de ce stage, Angèle a déposé une demande d’admission pour réaliser une maîtrise en science vétérinaire dans la même unité de recherche. Elle a commencé sa maîtrise à la CRSV en septembre 2024 sous la direction du Dr. Rhouma Mohamed et co-diriger par le Dre. Marie-Lou Gaucher et Dr. Alexandre Thibodeau. Son projet de recherche porte sur la caractérisation du rôle des phytodérivés comme alternative potentielle à l’utilisation d’oxytétracycline (OTC) lors du traitement de la colibacillose chez la poule pondeuse
Résumé du projet : Les répercussions actuelles de la résistance aux antimicrobiens (RAM), tant en médecine humaine qu'en médecine vétérinaire, ont incité le monde de la recherche à trouver des solutions pour limiter le développement et la dissémination de ce fléau. C’est dans ce cadre qui s’inscrit mon projet de recherche visant à caractériser le rôle des phytodérivés comme alternative potentielle à l’utilisation d’oxytétracycline (OTC) lors du traitement de la colibacillose chez la poule pondeuse. Dans un premier temps une caractérisation in vitro des effets des phytodérivés sur l'activité antimicrobienne contre différents sérogroupes d'Escherichia coli aviaires pathogènes (APEC) sera réalisée. Ensuite une validation de l'activité antibactérienne de ces phytodérivés dans un environnement intestinal complexe. Puis une caractérisation in vivo dans un modèle de colibacillose chez la poule pondeuse. Pour cela, dix groupes de poules pondeuses (n=32 pour chaque groupe) seront utilisés. La supplémentation alimentaire en phytodérivés (taux d'inclusion de 0,1%) débutera dès l'arrivée des poules au centre de recherche avicole de la FMV. Tandis que l'OTC sera administré dans l'aliment après l'inoculation expérimentale des poules par la souche infectieuse (APEC). Enfin tous les 4 jours des échantillons de sang seront prélevés et 8 poules seront euthanasiées afin de récupérer le contenu intestinal pour réaliser des dénombrements bactériens, ainsi que certains organes extra-intestinaux pour quantifier la population d’E. coli et souche infectieuse. Mon projet de maîtrise vise à générer, pour la toute première fois, des données factuelles caractérisant le rôle des phytodérivés (huiles essentielles) dans la réduction de l'utilisation de l'OTC dans ce secteur d'élevage. |

Willian Fahrid Huanca Mori
Fahrid est arrivé au laboratoire en avril 2020 dans le cadre de son doctorat en sciences vétérinaires, option reproduction animale sous la direction du Dr Réjean Lefebvre et du Dr Alexandre Thibodeau. Fahrid a commencé ses études de médecine vétérinaire à la Southern Scientific University (Pérou). Ensuite, il a complété une maîtrise en production et reproduction animales avec mention à l'Universidad Nacional Mayor de San Marcos (Pérou). En avril 2022, il est venu au Canada pour effectuer un doctorat (Ph. D.) sur la validation du traitement intra-utérin propolis/miel dans l'endométrite post-partum chez les vaches laitières de troupeaux biologiques à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.
| Résumé du projet : Son projet porte sur la validation d'un nouveau traitement intra-utérin naturel et alternatif aux antibiotiques à base de miel/propolis qui permet le retour à une fertilité normale sans effets secondaires chez les vaches diagnostiquées d'endométrite post-partum dans les élevages laitiers biologiques. Fahrid réalise des expériences in vitro (détermination de la concentration minimale inhibitrice - CMI et bactéricide - CMB) et in vivo (pour valider l'efficacité clinique) afin de déterminer comment le traitement interagit contre les bactéries responsables de l'endométrite. L'ensemble de ce projet permettra d'obtenir un traitement alternatif à l'utilisation d'antibiotiques chez les vaches diagnostiquées avec endométrite post-partum. |

Jean Rodney Jacques Simon
Dr Rodney est un gradué de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université Agraire de la Havane, Cuba, en 2006. Il a travaillé pendant 7 ans au service d’Epidémiologie vétérinaire du Ministère de l’Agriculture en Haïti. Immigré au Canada en 2015, il s’est réorienté dans le domaine agroalimentaire en décrochant un DEC en Technologie des procédés et de contrôle de qualité des aliments, ce qui lui a permis de travailler dans le domaine des Procédés et de la Qualité chez Agropur coopérative, General Mills, Danone et Lassonde Inc. Son intérêt pour la santé publique, et en particulier la qualité des aliments, l’a poussé à rejoindre la CRSV comme étudiant à la maîtrise. Son projet s’intitule :« Évaluation de l’application de mesures correctives à des étapes critiques du processus d’abattage des volailles sur la maîtrise de la contamination des produits de viande de volaille par le pathogène alimentaire Salmonella spp. »
Résumé du projet: Les méthodes actuelles de contrôle des dangers microbiens mises en place en transformation des viandes ainsi que les modèles d’analyse des risques et de maitrise des points critiques (HACCP), bien qu’en application depuis des décennies, ne parviennent pas à réduire la contamination par Salmonella en-dessous d’un certain seuil. Elles doivent être optimisées à la lumière des connaissances nouvelles sur l’épidémiologie moléculaire de ces agents pathogènes. De ce fait, le présent projet vise à générer des connaissances nouvelles en ce qui concerne la distribution et les sources de la contamination du produit de viande de volaille par Salmonella dans des établissements d’abattage et de transformation de poulets de chair au Québec. |

Manel Merad
Manel Merad est diplômée en 2019 d’un Master 2 en microbiologie appliquée à l’Université des sciences de la nature et de la vie de Sidi Bel Abbes, république algérienne démocratique et populaire. Désirant cheminer vers le monde de l’enseignement et la recherche, elle soumet en 2021 une demande d’admission aux cycles supérieurs à l’Université de Montréal, Faculté de médecine vétérinaire et cela dans le cadre d’un programme en cotutelle Canada-France. Elle rejoint l’équipe de la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV) en mai 2022 comme étudiante au doctorat dans un projet qui vise la caractérisation de la dynamique de transmission des salmonelles en filière de poulets de chair au Québec.
Résumé du projet : Salmonella spp. est une bactérie zoonotique des plus incriminées dans les toxi-infections alimentaires au Canada, le pathogène pouvant être isolé à partir d’une multitude d’aliments, dont la viande de poulet qui reste jusqu’à présent la plus consommée par les québécois. Ce projet vise à évaluer les risques de contamination de la viande de poulet par les salmonelles aux grandes étapes de production de poulets de chair au Québec, du couvoir jusqu’à l’abattoir, et cela en combinant les aspects de la caractérisation génétique bactérienne et de la modélisation mathématique réalisée dans les laboratoires de l’Anses en France. Les résultats permettront de proposer des stratégies d’optimisation du contrôle de ce pathogène aux grandes étapes de la chaîne de production de poulets de chair au Québec. |

Micaela Miyauchi
Micaela Miyauchi a obtenu un Baccalauréat (B.Sc., UdeM) en Biochimie et Médecine Moléculaire de l’Université de Montréal. Elle a par la suite poursuivi une maîtrise professionnelle (M.Sc., UdeM) en Sciences vétérinaires option Santé publique vétérinaire, au cours de laquelle elle a travaillé sur les modèles d’évaluation du risque axé sur les établissements alimentaires (ERE-Aliments) de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Étudiante depuis mai 2024 au doctorat (Ph.D., UdeM) en Sciences vétérinaires (option microbiologie), son projet de recherche consiste en l’optimisation du schéma posologique de l’oxytétracycline utilisé dans le traitement de la colibacillose chez les poules pondeuses au Canada.
| Résumé du projet : Au cours des dernières années, une augmentation remarquable de la prévalence des souches Escherichia coli pathogène aviaire résistantes aux antibiotiques est observée chez la volaille au Canada. Alors qu’un nombre important d’échecs thérapeutiques est rapporté dans le traitement de la colibacillose au sein de la filière de ponte du pays, le schéma posologique actuel de l’oxytétracycline (approuvé dans les années 1960) est de nos jours considéré par les vétérinaires comme inadapté à la réalité du secteur. Dans ce contexte, notre projet de recherche vise à optimiser le schéma posologique actuel de l’oxytétracycline utilisé dans le traitement de la colibacillose chez les poules pondeuses au Canada, afin d’en préserver son efficacité et sa longévité dans une perspective de production animale durable. Pour ce faire, un modèle expérimental in vivo permettant de reproduire les signes cliniques et lésionnels associés à la colibacillose sera développé. Les données cliniques, bactériologiques et lésionnelles recueillies nous permettront de définir la dose et la durée de traitement optimale pour le traitement de la maladie, ainsi que le temps de retrait le plus approprié permettant de limiter la présence d’oxytétracycline (et ses métabolites) dans les œufs destinés à la consommation humaine. Au travers de méthodes expérimentales microbiologiques et moléculaires, cette étude cherche également à caractériser l’évolution de la résistance antimicrobienne d’Escherichia coli pathogène aviaire (APEC) à l’oxytétracycline, ainsi qu’à d’autres antimicrobiens d’importance en médecine humaine. Elle vise aussi à évaluer l’effet de l’infection et des traitements expérimentaux par l’oxytétracycline sur la composition et la diversité du microbiote intestinal des poules. Dans une perspective d’antibiogouvernance, les résultats de cette étude permettront desupporter les décideurs politiques dans leur prise de décision en lien avec l'usage de l'oxytétracycline dans le secteur ovocole, ainsi qu'aux conséquences potentielles de son utilisation sur la dissémination de la résistance aux antimicrobiens.
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Wassel Zekri
Wassel détient un Doctorat en médecine vétérinaire (DMV) de l’École nationale de médecine vétérinaire (ENMV) de Sidi Thabet en Tunisie. Il a soutenu sa thèse de DMV intitulée « Identification et caractérisation du profil de résistance aux antimicrobiens des principales bactéries responsables de mammites chez la vache laitière en Tunisie ». Ayant été reçu major de promotion pour les 4 années d’études vétérinaires à l’ENMV, Wassel a obtenu la prestigieuse bourse d’excellence de l’état tunisien pour poursuivre une maîtrise en microbiologie à la Faculté de médecine vétérinaire (FMV) de Saint-Hyacinthe. Wassel a choisi de réaliser sa maîtrise à la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV). Son projet consiste à caractériser l'activité antibactérienne de certains métabolites dérivés d'antimicrobiens et de leur implication dans le développement de la résistance antimicrobienne chez des bactéries d'origine animale. Wassel a commencé son projet de maîtrise en septembre 2023.
| Résumé du projet : La résistance aux antimicrobiens (RAM) est une préoccupation mondiale qui constitue une menace sérieuse pour la santé humaine, animale et environnementale. L'étude phénotypique et moléculaire de la RAM chez les bactéries d'origine animale est souvent basée sur l'évaluation du lien entre l’utilisation des antimicrobiens (molécules mères) et le profil de résistance des bactéries étudiées. Nous ignorons encore si les métabolites des antimicrobiens – libérés après la biodégradation de ces molécules chez l'animal – sont impliqués dans la sélection et le développement de la RAM. L’objectif de mon projet consiste à caractériser, à la fois l'activité antibactérienne in vitro puis in vivo des principaux métabolites dérivés des antimicrobiens importants sur le plan médical, ainsi que les mécanismes moléculaires de la résistance bactérienne à ces composés par rapport à leurs molécules mères. J’utilise dans mon projet la méthode de microdilution afin de déterminer les concentrations minimales inhibitrices pour les souches bactériennes d’intérêt et la PCR pour identifier les gènes de résistance. De plus, je cherche à définir les paramètres pharmacocinétiques (PK) des principaux métabolites dérivés de certains antimicrobiens chez le poulet de chair en employant la chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse (HPLC-MS). Les résultats de mon projet seront essentiels pour élaborer des politiques visant à réduire la sélection des bactéries zoonotiques résistantes aux antimicrobiens chez le poulet et pour renforcer la protection des consommateurs contre les résidus d'antimicrobiens et de leurs métabolites. |

Amélia Lucin
Amélia a d’abord obtenu un diplôme d'études collégiales (DEC) en diététique, qui lui a permis d'acquérir une expérience professionnelle dans l'industrie alimentaire. Animée par un intérêt marqué pour le contrôle de la qualité des aliments, elle a, en parallèle poursuivi ses études et obtenu un baccalauréat en Microbiologie et immunologie à la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal (B. Sc., UdeM). En septembre 2024, elle a rejoint la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV) en tant qu’étudiante à la maîtrise en Sciences vétérinaires, option Microbiologie, où elle se consacre à l’étude de l'effet de la supplémentation en vitamines sur le microbiote du poulet de chair.
| Résumé du projet : Son projet vise à définir l’impact de la supplémentation en vitamines sur le microbiote caecal du poulet de chair. Cet environnement microbien renferme naturellement des bactéries pathogènes pour l’humain comme Salmonella Enteritidis et Campylobacter jejuni qui causent notamment de nombreux cas de gastroentérites à chaque année. Le microbiote est modulé par une multitude de facteurs dont l’alimentation qui est d’ailleurs supplémentée en vitamines. Toutefois, il existe un écart entre les recommandations proposées dans la littérature et la dose réellement ajoutée à l’alimentation en industrie, et les impacts sur le microbiote sont méconnus. Son projet vise donc à comparer les effets de ces deux supplémentations sur le microbiote caecal de poulets de chair. Également, il s’agira d’établir si cette façon de supplémenter pourrait favoriser des bactéries pathogènes à l’origine d’infections alimentaires. Pour ce faire, elle tentera de reproduire le microbiote caecal de poulet en laboratoire dans un système de bioréacteur, pour ensuite faire des prélèvements de son contenu sur 5 jours. Ces échantillons récoltés serviront d’une part à faire des dénombrements sur milieux sélectifs aux bactéries d’intérêt, et d’une seconde part pour des analyses de séquençage avec la technologie Nanopore suivi d’analyses bio-informatiques. Ce projet permet de réduire les animaux utilisés en recherche, tout en déterminant les vitamines ayant les plus grandes chances de succès pour les futures études in vivo qui elles, serviront à formuler des recommandations pour l’industrie. |

Eya Berrais
Eya Berrais a obtenu son diplôme de doctorat en médecine vétérinaire (DMV) de l’École Nationale de Médecine Vétérinaire (ENMV) de Sidi Thabet, en Tunisie. Elle a soutenu sa thèse de doctorat vétérinaire en mai 2024 sur un sujet d’actualité abordé pour la première fois en Tunisie, intitulée : « Incidence de l’obésité chez les chiens reçus en consultation à l’ENMV Sidi Thabet (septembre 2021 - juillet 2023) ». Par la suite, elle a entrepris une maîtrise (MSc) en bio-informatique à l’Institut Supérieur de Biotechnologie de Sidi Thabet (ISBST), en Tunisie. Dans le cadre de son mémoire, elle a effectué un stage de six mois (de janvier à juillet 2025) à la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV) à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Ce stage a été effectué grâce à l’obtention d’une bourse Mitacs. Elle a soutenu son mémoire de maîtrise en décembre 2025, intitulée : « Analyse métagénomique ciblée de l’effet de Campylobacter jejuni sur la diversité du microbiote cæcal chez le poulet de chair ».
Résumé du projet : Le projet d’Eya, sous la direction de Dr Mohamed Rhouma, vise à mieux caractériser la dynamique de la contamination bactérienne et les profils de résistance aux antimicrobiens (RAM) au sein des meuneries commerciales du Québec, ainsi que dans les fermes avicoles qui leur sont associées. C’est la première étude du genre menée au Québec et au Canada. Elle s’intéresse à quatre bactéries principales à savoir, E. coli, Salmonella, Clostridium perfringens, et Enterococcus. L’étude cherche à identifier les points critiques au niveau de la chaîne de production des aliments pour animaux présentant le plus grand risque de contamination et à déterminer les profils de RAM de ces bactéries. Ce projet permettra d’établir la première évaluation exhaustive de la contribution de chaque étape de la chaîne de production à la contamination bactérienne, y compris par les bactéries résistantes aux antimicrobiens. Les résultats guideront la mise en place de points de contrôle critiques (CCP) et d’autres stratégies visant à prévenir la contamination bactérienne et la propagation de la RAM dans les meuneries et les fermes avicoles. |

Nerea Nunez Bejarano
Titulaire d’un baccalauréat en microbiologie et immunologie de l’Université de Montréal, Nerea a rejoint la Chaire de recherche en salubrité des viandes en janvier 2026. Elle y poursuit actuellement une maîtrise en sciences vétérinaires, option Microbiologie, à la Faculté de médecine vétérinaire sous la direction de Dre Marie-Lou Gaucher. Son projet porte sur la contamination du poulet de chair par Salmonella et Campylobacter durant les procédés d’abattage et de transformation, ainsi que sur l'impact de ces procédés sur le microbiote et la durée de conservation de cette viande.
Résumé du projet : La présence de contaminants microbiologiques dans la viande de poulet représente un défi majeur pour la salubrité alimentaire et la santé publique. Afin de réduire l’incidence des toxi-infections associées à la consommation de produits de volaille, il est essentiel de mieux comprendre le profil microbiologique de la viande tout au long de sa transformation. Ce projet repose sur l’hypothèse qu’une caractérisation du microbiote des carcasses de poulet, incluant la distribution de pathogènes tels que Salmonella spp. et Campylobacter, aux différentes étapes du procédé d’abattage, permettra d’améliorer la salubrité et de prolonger la durée de conservation des produits. L’objectif principal est d’optimiser la qualité microbiologique de la viande de poulet. L’étude se compose d’un échantillonnage réalisé dans trois abattoirs, suivi d’analyses microbiologiques, moléculaires et de typage pour la détection des pathogènes. En parallèle, des découpes de poulet sont analysées à différents temps de conservation afin de caractériser les principales populations bactériennes. Les données obtenues permettront de mieux caractériser le microbiote de la viande et d’orienter les pratiques de transformation afin d’améliorer durablement la salubrité et la qualité des produits de volaille. |

Feriel Yacini
Docteure vétérinaire, diplômée de l’Université Saad Dahlab 1 de Blida, Algérie, en 2020, a orienté son parcours vers la recherche en santé animale et en production avicole. Dans l’objectif de poursuivre une formation avancée et de consolider ses compétences en recherche scientifique, elle a soumis en 2024 une demande d’admission aux cycles supérieurs de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. En mai 2025, elle a officiellement rejoint l’équipe de la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV) en tant que candidate à la maîtrise en sciences vétérinaires sous la direction de Dre Marie-Lou Gaucher.
Résumé du projet : Son projet de recherche porte sur l’évaluation d’alternatives phytogéniques pour la prévention et le contrôle de la coccidiose aviaire chez le poulet de chair, une maladie parasitaire majeure en production avicole associée à l’utilisation intensive des anticoccidiens. Dans ce contexte, ce projet de maîtrise vise à évaluer le potentiel de solutions phytogéniques, notamment des huiles essentielles, comme alternatives durables pour le contrôle de la coccidiose chez le poulet de chair. L’objectif est d’analyser l’impact de ces composés d’origine végétale sur la charge parasitaire, l’intégrité de la barrière intestinale et la réponse immunitaire, dans des modèles incluant des conditions de vaccination par Eimeria spp. L’approche expérimentale repose sur une combinaison d’analyses parasitologiques, histologiques, moléculaires et immunologiques, incluant la qPCR, des dosages ELISA et des analyses métaboliques par chromatographie. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les mécanismes d’action des huiles essentielles et contribueront au développement de stratégies alternatives visant à améliorer la santé intestinale des volailles, à réduire l’utilisation des anticoccidiens et à renforcer la durabilité et la salubrité de la production avicole. |

Romaric Bonhomme
Diplômé en 2025 d’un Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) en Génie biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologie à l’Université de La Rochelle (France), a rapidement développé une passion pour la recherche. Cette motivation l’a mené à réaliser un stage de quatre mois au sein de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, où il a pu approfondir ses compétences en milieu académique et scientifique. Depuis janvier 2026, il poursuit son parcours en intégrant la CRSV et le laboratoire d'immunologie vétérinaire en tant qu’étudiant à la maîtrise en sciences vétérinaires, sous la direction de Dre Fanny Renois. Son projet de recherche se concentre sur l’étude préclinique d’un vaccin candidat contre Pseudomonas aeruginosa, une bactérie aux enjeux majeurs en santé publique.
Résumé du projet : Pseudomonas aeruginosa (Pa), bactérie à Gram négatif multirésistante, est responsable d’infections sévères chez les patients en réanimation, immunodéprimés ou atteints de fibrose kystique. Son projet vise à évaluer l’innocuité et l’efficacité d'un candidat vaccin innovant ciblant un antigène récemment identifié dans le modèle translationnel porcin. En parallèle, une étude in vitro sur cellules NPTr permettra de mieux comprendre les interactions entre la bactérie et l’épithélium respiratoire porcin. Les résultats permettront d’obtenir des réponses cruciales pour comprendre la dynamique d’infection de Pa et d’évaluer si ce vaccin pourrait offrir une solution prometteuse pour protéger les patients à risque. |

Amel Gueddoudj
Étudiante à la maîtrise, option microbiologie, sur le campus de la Faculté de médecine vétérinaire, au sein de la Chaire de recherche en salubrité des viandes. Amel a obtenu son doctorat en médecine vétérinaire à la Faculté de médecine vétérinaire de Batna Hadj Lakhdar, en Algérie. Elle a soutenu sa thèse de doctorat en médecine vétérinaire (DMV), avec la mention Très bien, intitulée « Suivi microbiologique et anatomo-pathologique lors d’une entérocystoplastie chez deux chiens ».
Par la suite, elle a été enseignante du module d’histologie au laboratoire d’anatomie pathologique de la même institution. Amel a également travaillé à l’abattoir municipal de sa ville, où elle était responsable des inspections avicoles, ovines et bovines. Elle a ensuite occupé un poste d’attachée à la recherche scientifique au sein de multinationales pendant plusieurs années.
Amel est diplômée de la CTIA, où elle a obtenu un certificat en technologie et innocuité alimentaires à la Faculté de médecine vétérinaire. Elle est également certifiée par le MAPAQ.
Résumé du projet : Son projet, mené sous la direction de Dre Marie-Lou Gaucher, vise l’optimisation de la salubrité et meilleure durée de conservation du poulet de chair. L’objectif est d’analyser le microbiote de la viande de poulet en fonction du mode de refroidissement, des agents technologiques utilisés à l’abattoir et du temps de conservation de cette viande. |

Nathalia De Albuquerque
Nathália est étudiante à la maîtrise à l’Université de Montréal et diplômée en médecine vétérinaire de l’Université fédérale du Paraná (UFPR), au Brésil. Elle a acquis une expérience au Laboratoire des maladies vectorielles (UFPR) ainsi qu’au Laboratoire des maladies infectieuses de l’Université de Zagreb (Croatie, programme Erasmus+). Elle a ensuite intégré le Laboratoire d’immunologie comparée (UFPR), où elle a travaillé sur la production de protéines recombinantes et le développement de candidats vaccins. Sa thèse portait sur la standardisation d’un pseudovirus exprimant la protéine Spike du SARS-CoV-2 afin d’évaluer un vaccin expérimental. Elle a effectué un stage en Amazonie sur les zoonoses et travaillé au Centre de production d’immunobiologiques du Paraná, contribuant à la production de plasma hyperimmun équin.
Résumé du projet : Pseudomonas aeruginosa est une bactérie opportuniste associée à des infections sévères, notamment en milieu hospitalier et chez les patients atteints de fibrose cystique. Classée parmi les pathogènes ESKAPE, elle représente une menace importante en raison de sa multirésistance, de sa diversité antigénique et de sa capacité à former des biofilms. Aucun vaccin n’est actuellement approuvé. Ce projet réalisé sous la direction de Dre Fanny Renois vise à évaluer, dans un modèle porcin, un candidat vaccin combinant un polysaccharide de type A conjugué à la protéine CRM197 et l’adjuvant SLA. L’efficacité, l’innocuité et l’immunogénicité seront évaluées après immunisation et inoculation avec la souche PaO1. |

Najib Ullah
En 2019, il a obtenu un baccalauréat en microbiologie à l’Université de Hazara, Pakistan. Il est également titulaire d’un master (M. Phil.) en microbiologie de la même université. De plus, il a travaillé en tant que microbiologiste en contrôle qualité dans le département de microbiologie de diverses industries pharmaceutiques. Par la suite, en 2023, il a rejoint Amson Vaccine and Pharma (Pvt.) Ltd., Pakistan, en tant qu’Assistant Manager du département de microbiologie. Depuis mai 2024, il poursuit son doctorat à la Chaire de recherche en salubrité des viandes (CRSV), de l ‘Université de Montréal, dans le cadre d’un projet de recherche portant sur les suppléments alimentaires visant à améliorer la robustesse des porcelets contre la dysbiose intestinale causée par S. Typhimurium.
Résumé du projet : Son projet réalisé sous la direction de Dr Alexandre Thibodeau a pour objectif d’évaluer les effets d’une supplémentation alimentaire en colostrum bovin, en acides gras à chaîne moyenne (AGCM) et en extrait de levure comme alternatives aux antibiotiques afin d’améliorer la robustesse des porcelets. Des approches microbiologiques, moléculaires, protéomiques et bio-informatiques seront utilisées pour étudier les effets de ces suppléments alimentaires chez des porcelets nouvellement sevrés infectés expérimentalement par Salmonella enterica serovar Typhimurium. Les résultats de cette étude devraient contribuer à l’amélioration de la production porcine et au renforcement de la santé publique. |
